vendredi, janvier 19, 2007

Hier un écureuil est tombé d'un arbre...

Je l'ai vu prendre son élan, s'étendre tout son corps et tomber dans le vide pour frapper le sol de tout son poids. Il n'a même pas touché à la branche qu'il visait. C'était un petit saut pourtant, tout petit, à peine le double de sa grandeur... Je n'ai pas compris.

Un écureuil ça ne tombe pas comme ça d'un arbre...

Et si on avait tous des certitudes qu'on tenait à garder. Qu'au fond de soi y'a un paquet de phrases qui tissent subtilement une trame rassurante sur laquelle on dessine notre vie.

Et si hier, sur ma trame, un fil s'était cassé... y'en reste combien de dizaine, de centaine pour me supporter?

lundi, janvier 08, 2007

Errer

J'erre sur vos blogues telle une légère brume qui enveloppe tout sur son passage.
Je suis devenue silence depuis peut-être 10 mois, mais je suis encore là, tout près, et je vous lis sans que vous ne me voyez. Vous riez, vous souffrez, vous êtes dans des impasses ou vous rayonnez. De toutes vos humeurs j'en imagine une seule mosaïque. Des centaines de d'émotions, des centaines de couleurs, de forme. Et vous savez quoi? De loin la tristesse et la joie, le noir et le rose ont leur place sur cette grande mosaïque, car c'est ainsi que tout me semble parfait.

Je vous regarde et je n'éprouve plus le besoin d'écrire sur ma vie.

Je n'éprouve plus le besoin d'être dans ma tête à chercher quoi dire, comment le dire, pour qui le dire...

Je suis silence.


Vous m'avez connu sur ce blogue feu avec le flamenco, vous m'avez connu terre sous ma caverne et eau cet été à Petite-Vallée, là je suis air, éthérique, simplement, sans voix, qu'un chuchotement, qu'une présence.